Je me promenais à la tombée de la nuit dans une petite rue typique de village paumé au milieu de la campagne en attendant la prestation de mr Bochum welt, qui devait avoir lieu dans une petite salle, je ne sais trop où, lorsque je croise tout à coup une horde de passionés furax aux habits verdoyant des teufeurs se diriger tous, avec leur ferveur carractéristique, dans la même direction.
- "Où allez-vous" leur dis-je?
- "On va à la prestation de Bochum welt, c'est de l'electro."
S'il est vrai qu'on peut considerer ça comme de l'electro, je ne m'attendais pas à croiser des teufeurs pour Bochum welt, je m'attendais plutot à, à quoi d'ailleur? A autre chose... Peut être à voir des martiens comme moi, danser debout sans bouger devant le messie, l'esprit totalement concentré sur les variations musicales de l'auteur, à déceler ces véritables élans de liberté rythmiques et mélodiques qui s'offrent à nous comme des invitations au dialogue et au partage: au nirvana. Suivons!
A l'intérieur, la scène est petite et plongée dans la pénombre. On se croirait dans un nouveau monde:
photoLes gens sont parfaitement espacés, à exactement 1 mètre les uns des autres. Un son retenti, les coeurs s'animent. On entend
"Mannequin" et un univers s'ouvre, on est plongé dans l'espace, à des miliers d'années lumière d'ici. Nous sommes tous harmonisés. Mais au bout de queslques instants, Bochum s'enmèle les pinceaux, la musique devient incohérente, on entends des voix de r&b qui tentent de s'intercaler dans un univers qui ne veut pas d'eux. L'un dira que c'est la mode actuelle, je n'en veut pas! J'observe Bossum, embarrassé. Il tente tant bien que mal à incruster un 50 cents dans le mix, à contre-coeur. Il parvient finalement à un plat assez homogène, mais ce n'est plus du bochum welt, ça ressemble à Gorillaz. Ok c'est bien, mais on est plus dans l'espace.